THE AIR  : HE BREATHES - Brittainy CHERRY

GROS COUP DE COEUR POUR

NORMA & MISS FIFTY

Résumé de l’auteur :

Tristan et Elizabeth sont voisins, ils n'ont rien en commun à part leur passé douloureux. Elle a choisi de continuer à vivre ne serait-ce que pour sa petite fille Emma. Il a choisi de s'extraire du monde. Mais Elizabeth ne l'entend pas de cette façon. Elle sait qu'ils sont tous les deux en miettes et qu'ensemble ils seront plus forts pour affronter leurs fantômes. C'est sans compter avec toutes les embûches que les habitants de leur petite ville vont mettre sur leur route.

 

Mon avis par Norma :

 A chaque gros coup de cœur littéraire que je rencontre et que je me fais un plaisir de partager au mieux et le plus fidèlement, avec vous, dans mes chroniques, je me dis « Jamais je ne pourrais trouver mieux et encore plus fort que celui-là ». Force est de constater que l’expression « Il ne faut jamais dire jamais » est vraie et se vérifie, pour ma part, à la lecture de ce roman THE AIR : He breathes, premier de la série ELEMENTS par l’auteure Brittainy CHERRY.
 

 Une couverture plus que magnifique, un résumé qui en dit juste assez sans trop en dévoiler et nous voilà entrant, avec force et émotion, dans les univers dévastés, par un très douloureux et semblable drame, de Tristan et Elizabeth. L’un est « mort » en même temps que sa femme et son fils ; l’autre, après le décès brutal de son mari, n’est maintenue en vie que par l’amour qu’elle porte pour son adorable fillette.

 
 Lui, TRISTAN, celui dont tout le monde parle sans le connaître : le connard de Meadows Creek ; celui que rien ne semble atteindre, lui qui pense qu’on a qu’une seule chance dans la vie et que la sienne a disparu voilà un an.

 

"Cela me plaisait d’être confronté à mes péchés au travers des souffrances de mon corps. J’adore me faire du mal. Mais seulement à moi. Personne d’autre ne devait souffrir à cause de moi. Je restais à l’écart des autres afin de ne pas leur faire du mal" (Tristan)

 
 Elle, ELIZABETH, que la vie n’a pas épargnée et qui revient, après un an d’absence, à Meadows Creek pour tenter de se reconstruire, sur les lieux du passé, avec sa fillette Emma.

 

"Même quand on a le cœur brisé, il y a quelque chose de résolument optimiste à lire un livre qui parle d’amour. Au fil des pages, je trouvais des raisons d’espérer, peut-être un jour irais-je bien de nouveau ?" (Lizzie)

 

 Lorsque ces deux êtres malmenés par une vie passée brutalement interrompue se rencontrent, leur vision de poursuivre la vie sans l’être perdu est identique. Il en est de même de leur manière de ressentir la détresse émotionnelle de l’autre. Malgré ça, les barrières érigées par Tristan seront difficiles à faire tomber pour Elizabeth. Passant outre le rejet de Tristan, les mises en garde, les critiques et les embûches semées tout au long de ce long parcours, elle va s’accrocher pour tenter de redonner goût à la vie, d’une manière bien particulière et étrange, à cet être tellement brisé dont elle se sent si proche sans pouvoir l’expliquer.

 

"Lui et moi ensemble, c’était une très mauvaise idée. Nous étions instables tous les deux, nous étions démolis tous les deux et il n’était pas question de le nier. Lui c’était le tonnerre et moi j’étais l’éclair, et nous étions sur le point de déclencher une tempête" (Lizzie)

  

Mais comment aider quelqu’un qui ne veut pas être aidé ?

Et la vie n’est-elle pas qu’une succession d’évènements déjà vécus encore et encore ?

 
Toute l’histoire de cette rencontre tient dans le titre de ce roman – THE AIR - qui prend tout son sens et toute son importance au fil des pages.

 

Les vies de Tristan et Elizabeth ne tiennent qu’à un souffle ; il en est de même pour nous, lectrices. Notre respiration s’arrête parfois et notre souffle devient court au fur et à mesure de la découverte de leurs histoires respectives et d’une intrigue habilement menée.

 

Ce livre nous réapprend l’un de nos  principes fondamentaux : inspirer, respirer pour continuer à vivre. Tout au long de ce roman, nous respirons, avec eux, d’un seul et même souffle.

 

Grâce à la plume de l’auteure et à son incroyable talent, nous nous approprions leur histoire et leur ressenti. Un exercice de style que je n’ai pas rencontré très souvent. Des histoires, oui j’en aimé beaucoup à différents degrés mais vécues, si intensément, pas si souvent que ça.

 

Et pourtant, le contexte de l’histoire pourrait nous amener à penser que c’est encore un mélodrame comme beaucoup d’autres. On pourrait penser être très vite gênée par la lourdeur d’une histoire tellement insupportable à lire, sans être sûre d’aller jusqu’à la fin.

 
Et bien, pas du tout. Les pages défilent d’elles-mêmes (et oui, même sur liseuse ça peut arriver !) grâce à la beauté des mots admirablement assemblés les uns aux autres et à un humour très original que l’auteure a su distiller tout au long de son roman pour en alléger le climat. Mais aussi, grâce à certains personnages secondaires qu’on ne peut qu’aimer dont, pour ne citer qu’elles, Emma, la fillette d’Elizabeth & Faye, sa meilleure amie qui sait lire en elle et dont le franc parler promet de beaux éclats de rire.

 

"Tu es sûre que c’est seulement pour la pelouse ? Ou bien est-ce qu’il t’aide à déboucher tes canalisations aussi ? Il ramone la cheminée aussi ? Elle en avait bien besoin" (Faye)

 

"Oh, ce n’est pas la peine d’être si formel. Je t’en prie, tu peux m’appeler connard" (Tristan)

 

Ce livre, narré à deux voix – ce qui donne plus de force à une histoire, selon moi -, et une vraie bouffée d’air qui m’a séduite, m’a fait vibrer et m’a transportée vers des émotions tellement insoupçonnées à ce jour que je serais incapable de les décrire avec les mots justes. Enfin, des flashbacks, habilement insérés, apportent encore plus de poids à cette histoire pour nous la faire vivre encore plus intensément.

 

Après cette bulle d’air qui m’a littéralement explosé en plein visage, j’attends avec impatience le deuxième opus de cette série : FIRE qui, sauf erreur de ma part, ne sera pas une suite mais belle et bien une histoire avec des personnages différents. Malheureusement, je n’ai aucune information concernant la parution en France ; mais je vais m’y intéresser de près.

 

 De l’auteur Brittainy CHERRY, on sait qu’elle a toujours aimé les mots. Je vais vous dire : « ça ne m’étonne pas du tout ». Je ne connaissais pas cette auteure mais pour moi c’est une poétesse et une fée littéraire.

 

Elle fait partie de ces auteures que j’aimerais serrer fort dans mes bras s’il m’était donné de les rencontrer.

 

Attention Brittainy, je serai à Bandol en Septembre, débordante d’amour et de reconnaissance pour vous – avec ma copine wordette Miss Fifty qui partage mon avis sur votre roman -.

Norma

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